Trois détenus se sont évadés du cachot de la police sous-ciat du Beach Muhanzi situé au quartier Nkafu dans la commune de Kadutu, la nuit de samedi à ce dimanche 18 aout.

Dans un rapport hebdomadaire sur la situation sécuritaire du quartier Nkafu, le Président de la société civile, sous-noyau de Nkafu renseigne que les évadés ont profité de l’état de dégradation du container où l’on garde les détenus.

« Au sous-ciat du Beach Muhanzi, il y a eu évasion dans la nuit du samedi 17Août aux environs de 23 heures, il s’agit des 3 Grands brigands (bandits) ARNOLD, ESPI ET NYAMANYAMA qui ont profité de l’état de délabrement très avancé du container abritant le sous commissariat Beach Muhanzi », confirme Julien Namegabe.

La semaine a été jonchée de plusieurs autres cas d’insécurité dans cette partie de la ville de Bukavu.

« …la situation sécuritaire au Quartier Nkafu du 11 au 17 août 2019 reste dominée par les tirs à balles réelle par un policier du sous-ciat de Karhale, le 14 août, lors d’une résistance d’un transfert d’un détenu. Le bilan de ces tirs fait état de 3 personnes blessés d’une même famille dont Mr Boroto (père d’une famille), Deziha Boroto interné à l’hôpital général de référence de Bukavu et sa mère à l’hôpital Dr Rau Ciriri dont quelques dents ont été arrachées », déplore-t-il.

Ce tableau sécuritaire fait également allusion aux cas des enfants vivant dans la rue et qui constituent une autre forme d’insécurité non négligeable dans ce quartier.

« D’autres cas sont signalés par-ci par-là dans les avenues Cibera, Majengo, Hôpital général,…sans oublier la permanence des enfants de la rue sur le tronçon routier place de l’indépendance Beach Muhanzi », ajoute-t-il.

« Que les autorités (provinciales et urbaines) compétentes politico administratives, policières trouvent une solution le plutôt pour améliorer les conditions de vie des détenus et celles de travail de policiers sous-ciait du Beach Muhanzi qui doit être professionnelle », recommande Gentil Kulimushi, rappelant les habitants de Nkafu à la vigilence et de dénoncer tous les cas suspects auprès de la police ou des autorités locales.

Patrick Kambale