Trois morts, quarte blessés graves, 9 maisons attaquées et plusieurs biens pillés par des bandits armés. Ce bilan macabre est des trois derniers jours. Le cas le plus récent est celui de la nuit du dimanche 2 février vers 23h sur l’avenue Muhungu Bilala dans le quartier Ndendere en commune d’Ibanda à Bukavu où deux hommes ont été lâchement abattu par des bandits armés non autrement identifiés.

Un homme d’une trentaine d’année répondant au nom de Pacifique Mutiki, intendant adjoint du gouvernorat de la province du Sud-Kivu et Elvis Katabana élève en 6e année des humanités.

Ces deux hommes ont été lâchement abattus par des bandits armés qui menaient leur opération simultanément chez Pacifique et chez Elvis Katabana. Les malfrats ont emportés une importante somme d’argent avant de tirer sur Pacifique et Elvis qui sont décédé sur le champ.
Par riposte, les jeunes du quartier ont saccagé le poste de police de proximité situé à Muhungu Bilala. Voulant remettre de l’ordre, la police nationale congolaise tire des bombes à gaz lacrymogène et des balle à caoutchouc afin disperser les manifestants.

Mé Zozo Sakali, président de la société civile urbaine de la ville de Bukavu appelle les services de sécurité de la province à redoubler plus d’effort pour mettre la main sur les criminels qui tuent dans plusieurs avenues de la ville.

« Nous appelons les services de sécurité à redoubler d’effort pour mettre la main sur ces inciviques qui tuent, pillent, volent et violent nos compatriotes », a-t-il dit.

Le meurtre de Mr Pacifique Mutiki, intervient 24h après celui d’un notre habitant du quartier Nkafu dans la commune de Kadutu. La nuit du dimanche 03 février, des coups des balles ont été entendu respectivement dans les quartiers Kasali, Nguba et Panzi nous rapporte la société civile qui exige des explications au commandant ville de la police nationale congolaise.

Pour rappel, dans son bulletin surprise n°054, l’asbl Sajecek/Forces vives rapporte plusieurs cas de meurtre, de kidnapping des personnes, des attaques des maisons et de justice populaire dans la province en 2019.

« au total, 40 personnes ont été tuées, 60 maisons attaquées, 11 personnes enlevées et 5 cas de justice populaire », renseigne cette structure citoyenne.

Le territoire d’Uvira vient en tête avec 28 cas de tueries, suivi de la ville de Bukavu avec 7 cas, le territoire de Kabare et Mwenga 2 cas chacun et le territoire de Walungu en fin de la liste avec 1 cas. Le même territoire d’Uvira en tête avec 6 cas d’enlèvement, et 6 cas d’attaque des maisons. Avec 35 cas d’attaques des maisons, la ville de Bukavu se taille la part du lion, la Justice populaire étant toujours d’actualité dans la capitale de la province, peut-on lire dans le rapport de cette organisation citoyenne.

Pascal Kamanzi