Il y a une semaine, des maisons de télécommunication opérant en République démocratique du Congo ont coupé le système d’activation des messages « au détriment des clients ». Cette voie de communication offrant la possibilité d’échanger à la plupart des abonnés inquiète une grande partie des habitants de la ville de Goma au regard du coût des unités d’appel revu à la hausse depuis un temps. Ces consommateurs demandent au ministère de tutelle de s’impliquer en vue de trouver urgemment des solutions à ce problème.

« Le Short message service (SMS) est le seul moyen de communication qui me permet d’entrer en contact avec mes amis, ma famille mais aussi d’autres connaissances. Cela fait une semaine que l’activation des SMS est suspendue sans savoir les raisons. (…) Nous sommes coincés puisque tout le monde n’a pas la capacité d’acheter des unités qui vont suffire pour toutes les communications quotidiennes », déplore un jeune étudiants interrogé par un reporter de Kivuavenir.com.

En ce moment où l’humanité célèbre de grandes fêtes et des événements marquant, pour certains, la communication par appel n’arrange pas la plupart des abonnés.

« …Nous sommes en pleines festivités. Les SMS sont les mieux indiqués pour se souhaiter les vœux que d’appeler. Les maisons de communications, sans inquiétude, ont décidé de bloquer les clients pour ne pas échanger les vœux. (…) J’utilise seulement le réseau Orange mais, d’autres maisons l’ont fait aussi. Quelle mauvaise politique commerciale ! », regrette un abonné de la société Orange.

D’après lui, la République démocratique du Congo est l’unique pays de la planète où pareil comportement s’observe au su des autorités compétentes, voire en complicité avec les exploitants.

« Nous essayons de circuler plusieurs pays d’Afrique et de l’Europe et n’avons jamais connu ce cas. Ici, les opérateurs en complicité avec le gouvernement coupent la connexion quand ils le veulent. Dans quel pays au monde l’avez-vous un jour entendu ? C’est humiliant pour nous le peuple congolais que des sociétés se comportent ainsi au grand silence des autorités. C’est anormal qu’on nous traite ainsi », poursuit-il tout contrarié.

Pour d’autres, par ailleurs, il s’agit d’un énième cas de violation des droits de l’homme par le gouvernement congolais. Pour eux, tout a été fait intentionnellement en cette période électorale au pays.

« Nous sommes choqués ! Le gouvernement connait tout ce qui se passe puisque les dirigeants sont aussi abonnés à ces réseaux. Tout ceci pour interdire aux gens de communiquer pendant cette période électorale. (…) Les médiocres l’on fait pour empêcher des échanges entre correspondants », a confié un militant d’un parti politique craignant pour la coupure de l’internet aussi à quelques jours de la tenue des élections prévues en République démocratique du Congo, dimanche 30 décembre 2018.

C’est aussi un choc du côté des commerçants qui sont en contact permanent avec leurs clients.

« Nos clients qui sont à distance auxquels nous envoyons les marchandises ne savent plus communiquer. Nous ne savons plus les atteindre et nous entretenir suffisamment sur telle ou telle autre opération. Les difficultés sont énormes », renchérit une femme exerçant du commerce dans la ville volcanique.

Pour eux, le gouvernement devrait s’y pencher rapidement et remettre les opérateurs de télécommunication en ordre.

« J’utilise deux réseaux dont Airtel. Ici, vous ne pouvez pas activer des messages même si vous achetez suffisamment des unités. Il vous faut emprunter des messages et qui expirent à minuit quelle que soit l’heure où vous avez emprunté le crédit. Nous demandons au gouvernement congolais d’interpeler les sociétés de télécommunication pour qu’elles reviennent sur cette décision », recommande un Enseignant dans une école secondaire de Goma.

Notons que cette situation perturbe plusieurs abonnés à tel enseignent que la plupart des consommateurs qui ne sont pas enregistrés sur des réseaux sociaux tel que WhatsApp utilisent, désormais, leurs téléphones pour suivre la musique ou la radio.

Moise Mayele