La prise de conscience et le dévouement doivent motiver les jeunes à s’impliquer activement dans la gestion de la chose publique dans toutes les institutions. « Ils doivent prendre en main leur identité en s’appropriant la gouvernance locale », tel est l’appel de l’Avocate Nathalie Nakabanda, au cours de l’atelier de formation des jeunes sur leur implication dans la gestion de la chose publique au niveau des entités territoriales décentralisées organisée lundi 22 juillet à Bukavu par la plate-forme Agir pour les Élections Transparentes et Apaisées (AETA) du Sud-Kivu.

Dans son exposé qui a porté sur le thème défis à relever, Me Nathalie épingle le déficit de la bonne gouvernance locale.

A l’en croire, les jeunes sont presqu’absents dans les secteurs politiques et sociaux de la vie de la cité. Dans les entités territoriales décentralisées, les gouvernants n’impliquent pas la jeunesse dans la mise en place des politiques locales.

« …pour cela, les jeunes doivent décrocher ces droits leur garantis par la constitution. Et ça doit se faire à travers une implication active. Les jeunes doivent participer activement et pas passivement », a-t-elle insisté.
Et, poursuit-elle, le prix à payer par les jeunes, c’est éviter les anti valeurs.

« Les antivaleurs ont gagné le marché dans la jeunesse, aujourd’hui, les jeunes s’adonnent à l’ivrognerie au lieu de la lecture par exemple, … tout cela ne profite qu’aux prédateurs».

Pour la juriste, ces gens qui ont implanté les usines de fabrication des boissons fortement alcoolisées, ne font qu’accroître la misère des congolais !

Du côté de l’AETA, c’est un appel fort à tous les jeunes d’ouvrir l’œil et d’agir dès maintenant.

Toyi MIREFU Théodore.