Le parent d’élève reprend la prime revue entre 20 mille et 36 mille Francs congolais ! C’est, en tout cas, ce que l’on retient des conclusions de la réunion de vendredi 10 janvier 2020 ; entre les syndicats des enseignants, les responsables des associations des parents d’élèves et le gouvernement provincial du Sud-Kivu.

Et pour cause, les Syndicats des enseignants demandent que les parents supportent les Enseignants non payés (NP) et les nouvelles unités (NU) par une prime de 20000 Francs congolais pour le Cycle d’orientation et 36000 Francs congolais pour le cycle des Humanités. Ces informations devant être officiellement annoncées dans un arrêté du Gouverneur du Sud-Kivu au cours de la semaine du 13 au 18 janvier courant.

Enterrée depuis la fin de l’année scolaire passée, cette prime appelée aussi “double crime” selon les parents du Sud-Kivu, est revue à la hausse, contrairement à l’arrêté en vigueur du gouverneur, la fixant à 6800Fc pour la section pédagogique et 9600Fc pour les techniques.

Cette proposition est fort contestée par le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) qui se fie sur le protocole d’accord signé entre le Syndicat et le ministère de l’Education, a précisé à Kivuavenir.com, M. Kusinza, le vice-président du Syeco Sud-Kivu.

Même son de cloche dans le chef des militants des mouvements citoyens qui annoncent déjà des actions d’envergure pour contraindre le gouverneur à laisser tomber cette décision au risque d’être pris dans le piège de ses détracteurs. A en croire les mouvements citoyens, “s’il arrive que le gouverneur signe cet arrêté qui ressuscite la prime sous une autre forme, il aura 48 heures pour démissionner à la tête de l’exécutif du Sud-Kivu”.

Pour ces deux structures qui se disent rangées aux côtés des parents et du Président de la République qui a déclaré la fin de la prime et la reprise de cette charge par l’État congolais, il s’agit d’une autre forme de rançon entretenue par certains responsables de syndicats en complicité des hommes politiques qui en tirent profit.

Déjà, dans la ville de Bukavu, la semaine s’annonce avec une sensibilité qui risque de conduire au soulèvement des parents si les précautions ne sont pas prises par l’autorité.

Gisèle Kabika