Dans le cadre de la célébration des 16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme, l’Organisation internationale Women for Women a organisé, le 12 décembre, une rencontre avec les couches sociales du groupement d’Irhambi-Katana en territoire de Kabare dans la province du Sud-Kivu. Au menu des échanges, créer un environnement favorable à la promotion de l’égalité des sexes dans cette partie de la province du Sud-Kivu.

Plusieurs recommandations émises ont été adoptées par les participants. Ces sont des recommandations adressées aux autorités coutumières pour, non seulement dénoncer les violences faites aux femmes mais aussi pour un plaidoyer en vue de la sanctionner les auteurs des crimes.

Ci-dessous les recommandations formulées :

  • Réduire à 20$ les frais d’enregistrement de mariage à l’Etat civil ;
  • Mettre en place des mesures de répression aux autorités ne mettant pas en application la loi sur les violences sexuelles et le code de la famille ;
  • Punir sans complaisance les auteurs d’arrangement à l’amiable en cas des violences faites à la femme ;
  • Mettre en place un comité de suivi des cas des violences faites aux femmes référés à la justice ;
  • Interdire les mariages entre femme et son beau-frère en cas du décès de son époux et entre l’héritier de la famille et sa marâtre ;
  • Mener un plaidoyer auprès des organisations nationales et internationales en vue de la multiplication des CDM dans la localité de Kadjucu ;
  • Etablir le circuit de dénonciation des cas des violences faites aux femmes et sécuriser les dénonciateurs ;
  • Organiser trimestriellement des rencontres de monitoring sur des cas des violences faites aux femmes dans le groupement d’Irhambi.

Les chefs des villages réaffirment leur volonté de mener un plaidoyer auprès des chefs coutumiers du ressors pour obtenir la mise en application de ces recommandations.

Dans son intervention, la chargée de plaidoyer au sein de Women for Women international, Chantale Kizungu, se félicite de l’atteinte des objectifs de cette rencontre.

« Nous avons atteints nos objectifs puisque les membres de la communauté ont établi un cahier de charges qu’ils ont présenté auprès des autorités locales. Et les autorités locales y ont travaillé et sorti des résolutions qui pourront mettre en œuvre durant toute cette année qui commence », a-t-elle rassuré.

Du côté des participants, des ovations et remerciements ont été adressés à l’organisation Women for Women à tel enseigne que la plupart des femmes bénéficiaires « vivaient dans l’ignorance de leurs droits » mais, selon une participante, « aujourd’hui des séances en cette thématique, ont réellement contribué » à leur édification.

Patrick Kambale