Progressivement, le processus d’intégration des éléments des forces négatives au sein de l’armée régulière de la République démocratique du Congo avance mieux dans la province du Sud-Kivu. Ce mardi 05 mars, le Chef de guerre Alphonse Ngubito et 75 membres de sa troupe se sont rendus aux FARDC à Numbi dans le territoire de Kalehe dans l’Est de la RDC.  La Société civile de Buzi salue cette décision de la faction AFPR, qui a commis plusieurs exactions sur les populations civiles, et croit à des avancées salvatrices dans cette zone.

« De notre côté, c’est une grande joie et une satisfaction de voir ces gens se rendre en dépit de tous les efforts jadis déployés par la société civile, les leaders locaux et les autorités pour les sensibiliser à la remise volontaire des armes. Même s’ils ne seraient que dix pour nous, c’est toujours un plus. (…) nous estimons que ça va limiter de cas de pillages, tueries, arrestation arbitraires et barrières illégales dans le Buzi et ziralo », affirme James Musanganya, secrétaire de la société civile de Buzi.

Pour garantir la paix aux populations locales, la société civile demande au gouvernement congolais de mettre de l’intérêt à l’encadrement de ces jeunes qui ont témoigner leur volonté d’œuvrer pour la paix.

« Du côté du gouvernement, de cas de redditions volontaires avaient été mal encadrés et ils ont été obligés de rebrousser chemin vers la brousse. Nous demandons que soit placé un grand intérêt à ces jeunes engagés pour l’intérêt de la nation », recommande-t-i l.

Ce Chercheur sur des questions de violation des droits de l’homme appelle les autres groupes armés qui trainent en brousse de profiter de cette occasion pour se rendre ou remettre les armes qu’ils détiennent avant qu’il ne soit tard.

« Plutôt nous encourageons aussi les jeunes qui sèment de terreurs avec leurs armes à le remettre et d’intégrer pour servir la nation congolaise puis que comme une grâce. A un moment, la porte va devoir être fermée et tous qui seront et situation d’irrégularités causant l’insécurité devra répondre de ses actes », interpelle-t-il.

Pour rappel, seul le territoire de Kalehe compte près de 6000 hommes appartenant à des groupes armés qui sèment terreur dans plusieurs coins de la province du Sud-Kivu. Depuis le mois de janvier dernier, des cas de reddition sont en train d’être enregistrés à la grande satisfaction non seulement de la population civile mais aussi des dirigeants congolais.

Jean-Marie Mulume