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Minembwe : Cet article qui renvoie à l’histoire et réfute la falsification de la géographie régionale (JM Kashama)

La province du Sud-Kivu est fort menacée de scission en petites circonscriptions inopportunes par certains acteurs politiques internes et externes dont le but demeure caché. A ce jour, toute l’attention est tournée vers Fizi en province du Sud-Kivu où une Commune rurale appelée « Commune de Minembwe » vient d’être érigée contre la volonté du peuple Congolais, selon les informateurs clés contactés par Kivuavenir.com. D’après nos sources, « il n’existe aucun document conférant la personnalité juridique à une quelconque commune de Minembwe » dans la province.

Dans cet article publié par J-M Nkashama, quel que soit le combat forgé par les occupants étrangers qui veulent forcer, à tout prix, obtenir le contrôle de Minembwe comme leur propre terre, l’histoire de la sous-région demeure intacte et infalsifiable. Il croit que « Les armes ne font pas la loi tous les temps. Leurs maîtres les trompent comme ils ont trompé celui qu’ils appelaient Roi du Zaïre ».

Le document qui relatif à l’ancien District du Kivu ‪1908-1922, Léopoldville 1951, page 33 de Mr E J VAND WOUDE précise et cite les tribus qui habitaient essentiellement ce Sud-Kivu. Il parle notamment de : Baholoholo, Babembe,Bagoma, Babwari, Babuyu, Bavira, Bafuliiru, Balega, Bashi, Bahunde, Banyanga, Bashu, Watalinga, Baswaga, Bahamba,… Nulle part les tutsi ou Rwandais.

Parlons un peu d’Itombwe.

Les hauts-plateaux d’Itombwe sont une étendue de terre couverte de savanes et quelques petites forêts parsemées, située entre les monts Mitumba et la grande forêt, source des trois affluents du Fleuve Congo, à savoir Ulindi, Elila et Lwama.

La grande partie de cette région se situe dans le pays d’Ubembe (qui deviendra Kalembelembe/Alembe-alembe, Kibembe qui signifie Amani-amani) en 1899, poste administrif reconnu par les Belges au même moment que le poste principal de Kivu, érigé sur la baie de Nyalukemba à Bukavu. En application du Décret du 03 juin 1906 qui créait les chefferies indigènes au Congo Belge, ce poste de Kalembelembe fut subdivisé en 21 chefferies par le Décret du 05 octobre 1910.

Le décret du 25 mars 1912 reconnaît Kalembelembe comme l’un des 192 Territoires que comptait le Congo-Belge. Le Décret royal du 15 avril 1926 qui préconisait la désignation des territoires du Congo-Belge par les noms des ethnies majoritaires, attribuant le Territoire dit Alembelembe par ses administrés, une fois de plus l’ancien nom de cet espace qu’on appelait pays d’Ubembe. Il sera baptisé le Tertitoire de l’Ubembe par le Décret royal du 1er octobre 1926 et comptant six (6) tribus que voici : 1)Babembe, 2)Badjoba, 3)Babwari,4)Babuyu, 5) Bagoma et 6) Bazimba.

En 1935, à ce Territoire sera attribué le nom de Fizi, tiré du Fisi  =Hyène que l’on voyait beaucoup à cet  endroit où était alors installé le chef-lieu du Territoire jusqu’à ce jour. Le territoire, bien que devenu territoire de l’Ubembe mais le chef-lieu gardait alors le nom de Kalembelembe. C’est là qu’on appelle aujourd’hui Fizi-Centre. Le territoire de Fizi fut en 1937, subdivisé Administrativement en 5 Secteurs (Lulenge, Ngandja, Mutambala, Tanganyika et Itombwe). Le 31 décembre 1947, Itombwe sera détaché de Fizi pour constituer le nouveau territoire de Mwenga qui venait de voir le jour.

            Fizi gardera administrativement 4 Secteurs jusqu’à ces jours.

Avant l’arrivée des colonisateurs Belges, cette étendue de terre était répartie en différents clans Babembe (considérés comme Chefferies tel que cité ci-dessus et constituées essentiellement des clans des descendants de Mmbembe M-mbondo) pour la chasse des gibiers, et ceci pendant plusieurs années. Ce qui fait que les babembe appellent Itombwe Savane « Lwekya» ou «Lwetu Lwekya » jusqu’à ce jour.

Il est vrai que son occupation pour l’usage résidentiel a été un peu tard par rapport à l’usage de chasse, mais pas par rapport à l’installation des Rwandais qui y ont été juste autorisés pour raison de transhumance en construisant juste « Malalo » selon leur prononciation ou appellation « Mararo» et cela ne veut pas, en aucune manière, expliquer que les immigrants rwandais en soient les premiers occupants ou résidents.

En effet, n’ayant pas trouvé en Itombwe un originaire capable de garder les troupeaux, les Chefs ont recommandé au Blanc de recourir à Uvira où est signalée la présence des peuples pasteurs. C’est ainsi qu’un certain Sebasaza Simalinga Rwandais de son état, fut récupéré pour garder les vaches de la société «la Minière des Grands Lacs» (M.G.L) et le Comité National du  Kivu (CNK) à Lwemba ( dit Luhemba) entre les années ‪1942-45. Attiré par le bon climat des savanes d’itombwe très favorable pour le gros bétail, ce Sebasaza va aussi solliciter de l’homme blanc que son cousin Muhire (père de Muhire Junior, encore en vie) soit autorisé de venir avec leurs troupeaux pour la transhumance pendant la période de sécheresse dans le Bufuliiru (Uvira), d’où ils venaient d’être accueillis et installés avec leurs troupeaux quelques années plus tôt par les Mwami des Bafuliiru et Bavira, notamment Lenghe. Ledit Muhire sera autorisé mais ne trouvera pas de place de logement dans l’enceinte du CNK. C’est ainsi que, par amour et hospitalité, le Notable Elema Etambala, (Chef terrier) qui deviendra Chef de Groupement Bashimwenda va autoriser à Muhire d’installer sa tente qu’on appelle en Kinyarwanda Mararo, prononcé «Malalo», non loin du Grand village du Clan Bashimwenda appelé Tulambo (les deux des grands villages du Groupement Bashimwenda étant  notamment ce Tulambo, Tubangwa Mikelekela ya Ngombe. Muhire a rendu fréquentes ses venues dans ce gîte «Mararo» ou «Malalo» pendant presque chaque période de sécheresse, et cela n’était pas considéré comme résidence permanente mais périodique.

L’appétit venant en mangeant, ces immigrés rwandais appelèrent leurs familles qui seront suivies au fil du temps par d’autres éleveurs nomades avec leurs troupeaux pour, non seulement, s’installer dans le Malalo de Tulambo, mais aussi dans les espaces des savanes vides entre les villages des Babembe,…dans d’autres Groupements d’itombwe, et ceci au grand dam des autochtones Bembe.

Le village Bukungu, surnommé par le blanc «Kasongo», c’est un village du Groupement des Bashimwenda et non Bashimukinje comme le presente ce faux, usurpateur, menteur historien rwandais. Et faut-il lui rappeler que c’est cette localité qui constituait le chef-lieu de ce groupement, il y a des siècles.

Je voudrais mettre en garde et mettre au défi notre fameux historien rwandais, et tous ceux-là de ses frères et leurs acolytes qui croient séduire les âmes naïves, en affirmant (faussement) que les Banyarwanda, les Rwandais soi-disant Banyamulenge (appelez-les comme vous voulez), sont les premiers occupants de cette partie de notre pays (Itombwe), berceau des Babembe. Ces usurpateurs n’hésitent pas à déclarer à quiconque veut les entendre, qu’ils sont arrivés dans la région, il y a des siècles, sans se gêner pas même une minute du fait qu’aucun document officiel du pays ne les a cités. Comme si tous les documents administratifs du Congo de l’EIC étaient rédigés par les Babembe, Bafuliiru ou Nyindu qui seraient facilement corruptibles contre quelques-uns.

S’il est vrai que ce sont leurs frères Sebasaza et Muhire (selon ce qu’ils déclarent comme nous) en sont les premiers occupants, logiquement une telle affirmation ne peut en aucune façon tenir debout, car je l’ai démontré ci-haut que les fils de ces « pionniers » Banyarwanda sont encore vivants. Sincèrement, croyez-vous que les parents Sebasaza et Muhire fils (encore en vie, âgé de ± 60 ans) auraient quel âge s’ils étaient là dans les années calquées par nos comptemporains? Deux ou trois cents ans plus tôt ?

Mentez, mentez, il en restera un.

Vous êtes immigrés chez vos hôtes, chez les autres, restez humbles et Dieu vous bénira comme Il a toujours été juste et aime les hommes justes.

Qui a déjà changé le nom de leur clan en RDC pendant que nous sommes en vie ? Ou après la conférence de Berlin (‪1884-1885), y a-t-il quelqu’un parmi nous qui a assisté à la création du nom de sa tribu ou son ethnie ? Le nom d’une tribu est un mystère pour les vivants et un héritage qui provient des noms des ancêtres dans beaucoup de cas. Est-ce que votre ancêtre est Mulenge ou Lenge ? Ou, si c’est de la colline Mulenge qu’il s’agit, alors Minembwe, Tulambo, Tubangwa…ou carrément rien de semblable à Mulenge n’est signalé ni dans le territoire de Fizi, ni dans Itombwe.

Tu viens du Rwanda comme Rwandais, arrivé au Congo, tu deviens Munyamulenge ! Quelle honte! Tu peux être Congolais un nom populaire et non Munyamulenge du nom de la Montagne des Bafuliiru ! C’est satanique ! C’est de la sorcellerie ! C’est une bombe à retardement ! C’est la provocation d’une guerre ethnique tacitement déclarée.

Demandez pardon aux peuples qui vous ont accueillis. Ne faites pas du Sud-Kivu un Nord-Kivu ou Ituri.

Pour terminer, voilà d’autres éléments mis à votre disposition pour les envoyer dans votre bureau des falsificateurs de l’histoire officielle. Mais, retenez que lors de la guerre dites des Banyamulenge en 1996, que les non avertis appelaient « Guerre de libération ou de l’Afdl», vos troupes dans le but de faire disparaître toute preuve, se mettaient à brûler toutes les documentations sur leur passage de Bukavu à Kinshasa oubliant, cependant, que les têtes sont encore là. Il est encore temps. Les armes ne font pas la loi tous les temps. Leurs maîtres les trompent comme ils ont trompé celui qu’ils appelaient Roi du Zaïre.

JM Nkashama (C.P.)

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