Un cyclone tropical Idai associé à des pluies diluviennes endeuille, depuis la nuit de jeudi dernier, la Mozambique, le Zimbabwe et une partie du Malawi. Cette tempête qui a balayé tout sur son passage a fait des morts dont les premiers chiffres allaient à plus de deux cent personnes dans les deux pays. Surprises dans le sommeil, la plupart sont mortes noyées, d’autres ensevelis par les murs de leurs maisons, d’autres par des pierres et morceaux de bois qui tombaient alors qu’ils s’échappaient.

Intervenant à la télévision nationale, ce lundi 18 mars, le Président Mozambicain Filipe Nyusi a fait savoir que le bilan s’alourdit quotidiennement à tel enseigne que le nombre des morts pourrait aller au-delà de mille personnes.

«Les eaux des rivières Pungue et Buzi ont débordé et fait disparaître des villages entiers, isolant des communautés. Il y a des corps qui flottent. C’est un véritable désastre humanitaire (…) quand on a survolé la zone tôt ce matin […] pour comprendre ce qui se passe, tout laisse à penser que le bilan pourrait dépasser les 1000 morts», a déclaré Filipe Nyusi.

Entre temps, le Zimbabwe comptait 98 morts et plus de 200 personnes disparus.

A ces pertes en vies humaines, faut-il ajouter les dégâts matériels importants dont des milliers des maisons d’habitation, commerciales, administratives, écoles, véhicules, des routes coupées, des inondations,… c’est un désastre terrifiant, une guerre à grande échelle d’après le ministre zimbabwéen Perrance Shiri.

Selon les informations livrées par les autorités de ces deux pays, au moins 100 mille personnes sont dans une urgence d’aide humanitaire.

A en croire l’AFP, les images prises ce lundi démontrent quelques rescapés qui se sont refugié sur des arbres attendant un secours. Des corps humains et des biens matériels flottant par-dessus les eaux.

Des villes non moins importantes telles que Beira, Chimanimani sont frappées par ce désastre.

Des organisations humanitaires telle l’UNICEF crient au secours des victimes.

Kivuavenir.com