L’insécurité devenue récurrente dans la province du Nord-Kivu fait parler plusieurs langues en vue d’épargner le reste de vies humaines dans cette partie de l’Est de la République démocratique du Congo. En effet, dans les villes de Beni, Butembo et Goma, il ne se passe plus 2 jours sans qu’on ait enregistré des cas de meurtre, d’enlèvement ou d’incursion des porteurs d’armes non-autrement identifiés. Le Mouvement citoyen Véranda Mutsanga redoute une probable infiltration de l’appareil sécuritaire et se dit fort sidéré de l’incapacité des forces de sécurité à barrer la route aux malfrats.

« La province du nord Kivu est tellement enviée par les ennemis et nous devons tout faire pour barrer la route à ces ennemis qui attaquent de tout côté. L’ennemi a infiltré même les services de sécurité, même les camps de Goma », dénonce le Mouvement dans son communiqué publié ce mardi 05 mars.

Pour cette structure citoyenne, il n’est pas normal que des vies humaines soient fauchées régulièrement par des malfrats au grand silence des autorités qui ont l’obligation de sécuriser les citoyens et leurs biens.

« Que font nos autorités quand on est en train de tuer ainsi les gens comme des mouches en pleine ville ? La banalisation de la vie humaine devient monnaie courante ! Les gens ne doivent pas continuer à tomber comme si rien n’était alors que l’autorité a, dans sa mission, le rôle de la protection des personnes ainsi que de leurs bien », martèle le Mouvement.

Au regard de l’insécurité qui prévaut au quartier Ndosho, commune de Karisimbi dans la ville de Goma et dont le mode opératoire est similaire à celui des ADF NALU qui opèrent du côté de Beni ville et Lubero, Véranda Mutsanga s’est dit consterné et en appelle à une extrême vigilance citoyenne estimant que « seule la stratégie de sécurité populaire devra [nous] sauver ».

Plusieurs analystes pensent que le gouvernement congolais devrait mettre en place de nouvelles stratégies de traque des forces négatives et dissuader ces criminels qui « terrorisent la population ».

Alfred M.