Des acteurs politiques natifs du Sud-Kivu dévoilent peu à peu leurs ambitions de devenir les prochains gouverneur et vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu. Dans la toile figurent des anciens gouverneurs d’une part et de l’autre, les nouveaux députés élus du Sud-Kivu. Ici, l’élu de la circonscription électorale de Walungu, Olive Mudekereza Namegabe s’active pour réaliser ses rêves d’apporter un plus au développement de la province.

Préoccupé par le développement, le député fustige l’allure régressant dans laquelle se trouve actuellement le Sud-Kivu en matière de développement. Ce faisant, Olive Mudekereza a entamé des consultations auprès de ses collègues députés nationaux pour cogiter au tour de la gestion prochaine de leur province et son développement dans la mesure où cette responsabilité lui est confiée.

Dans ses mots, peut-on retenir, le patron de la Fondation Mudekereza Namegabe (FMN) tient à « changer les choses » à travers différents secteurs tel l’agriculture.

« L’agriculture étant la priorité de priorité, doit être développée de manière à assurer l’autosuffisance alimentaire d’abord, et ensuite, servir de grenier à d’autres coins de la province du Sud-Kivu qui importe actuellement la quasi-totalité des produits vivriers de première nécessité », soutient le PDG pour qui, le développement repose sur la bonne gouvernance mettant de côté les antivaleurs.

A la base, ce sont des organisations de développement qui réitèrent leur soutien au candidat Mudekereza. Dans une rencontre tenue lundi 21 janvier, les membres de la Synergie des jeunes agriculteurs et éleveurs de Walungu (SYNEJEA Asbl) ont émis le vœu de voir le député Olive aux commandes de la province « pour des actions concrètes de développement », a affirmé Jean-Paul Kabunga, Vice-président de la Synérgie.

Depuis Kinshasa, certaines indiscrétions contactées par notre Rédaction soutiennent que le député Mudekereza se rassure de l’appui de ses collègues entrepreneurs en province mais aussi des ténors du pouvoir au niveau du pays.

« Nous accompagnons l’honorable Olive dans sa vision de développer notre chère province. Ici à Kinshasa, des entretiens se font à tous les niveaux. Il a le soutien, non seulement des individus mais aussi des associations telle que Cinyabuguma et d’autres des ressortissants du Kivu. Nous devons changer la gestion demeurée alarmante de notre province et passer à la phase de son développement », a rassuré Isaac Cirhuza, ressortissant du Sud-Kivu vivant à Kinshasa joint au téléphone par le journal Kivuavenir.com

Pendant que les députés sont en séjour à Kinshasa, non seulement pour la prestation de serment du nouveau Chef de l’Etat, notre source rassure que le lobbying se poursuit en faveur de cet acteur de développement non le moindre en province.

« Nous réitérons notre soutien aux démarches que certains leaders politiques sont en train de mener au niveau provincial et du pays pour que Mudekereza soit élu gouverneur. Nous avons les yeux tournés vers le président de son parti ainsi que de tous ceux qui voudraient voir notre province se développer. Nous les appelons à soutenir cet acteur de développement », ajoute Cirhuza.

Faut-il souligner que les proches du député Olive Mudekereza ont initié une pétition pour demander l’adhésion de la population du Sud-Kivu pour demander aux députés provinciaux de jeter leur dévolu sur le candidat gouverneur. Cette pétition en cours serait en circulation dans certains territoires de la province, racontent les sources du centre Umoja dans la ville de Bukavu.

Notons que le PDG de la FMN mène ses actions dans plusieurs secteurs dans la province du Sud-Kivu avec des dons aux organisations locales pour réaliser des mini-projets à la base. Il concentre ses interventions en agriculture, pêche et élevage, en infrastructure, sport et loisirs, l’environnement, …

Force est de constater que certains de ceux qui ont mal géré tentent, eux aussi, de revenir pour solliciter la clémence des députés provinciaux. Ici donc, tous les couts sont possibles notamment la corruption, la démagogie. En conséquence, le développement de la province feint. Qui vivra verra, dit-on !

Jean-Marie Mulume