Le programme de 100 jours du Président de la République démocratique du Congo a suscité, quelques jours après son lancement, des altercations interminables dans la classe politique congolaise que dans toute l’opinion nationale. Pour cause le niveau d’exécution des travaux à pas de tortue disproportionnelle aux décaissements déjà faits. Alors que le cabinet du Chef de l’Etat estimait déjà l’exécution des travaux à  près de 70%, le ministre des finances parle de 50% et le député de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, de 30 pourcent. Ces déclarations ont suscité un tollé basé sur la recherche de la clarté sur l’orientation des fonds alloués à ces travaux. Certes, des têtes sont indexés de détournement. Mais au fond, c’est seul le Directeur de cabinet, Vital Kamerhe qui est visé ! l’objectif n’étant pas autre que de réussir à séparer les deux leaders de la coalition CACH et faire tomber le Président Félix Tshisekedi.

En effet, les chiffres ont été révélés au cours d’une réunion du comité d’évaluation, samedi 08 février, regroupant le Premier ministre, le Vice-premier ministre en charge du Budget, le VPM Willy Ngoopos chargé des Infrastructures, travaux publics et reconstruction, le vice-ministre des Finances, le Dircab du ministre d’Etat à l’Urbanisme et Habitat, le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), le DG de l’Office de routes, le DG de l’Office des voiries et drainage. Ces chiffres s’avèrent révélateurs de la réalité.

Le VPM en charge du Budget, Mayo Mambeke précise : « La construction de l’ensemble des sauts-de-mouton dans la ville de Kinshasa se chiffrait à 46 millions de dollars américains. Le solde pour terminer tous les travaux s’évalue à 13 millions de dollars américains. Le taux d’exécution de travaux avoisine les 55% et le taux de financement un peu pareil […] il ne faut pas prêter oreille à ce qui se dit de gauche à droite ».

Pour la construction des logements sociaux en faveur des militaires et policiers, le VPM a souligné que l’entrepreneur qui avait gagné le marché a remis la documentation qui devra être analysé et le rapport sera fait au conseil des ministres au cours de la semaine.

Se confiant à la rédaction de Kivuavenir.com, des sources affirment qu’une campagne de diabolisation contre Vital Kamerhe était conçue depuis que celui appelé le « Pacificateur, faiseur des rois » et l’héritier du slogan « le peuple d’abord » ont réussi leur mission de la coalition de Nairobi : Accéder à la magistrature suprême ! Dès lors, il faut séparer Vital Kamerhe de Félix Tshisekedi, pour réussir à fragiliser le Président de la République et ce, « à tout prix ».

Qui joue le jeu ? à qui va profiter la séparation de ces deux hommes ? Les tireurs des ficelles sont aussi au mangeoire. Des caciques du FCC et de l’UDPS qui ont bien réussi à infiltrer leurs hommes au sein du CACH pour mettre en mal les actions du Président au mépris du peuple, premier bénéficiaire. Comment comprendre que le président a.i de l’Union pour la démocratie et le progrès sociale (UDPS) et Vice-président de l’assemblée nationale puisse s’activer à mettre à nu le Président de la République lui-même de l’UDPS ? D’aucuns comprennent qu’il s’agit d’une guerre politique entre les politiques pour leurs intérêts égoïstes et non en faveur du peuple.

Loin de tout ce que l’on peut s’imaginer, les enquêtes de la justice devraient être orientées vers les acteurs directement impliqués dans la sortie des fonds notamment le ministère et la banque centrale.

Jean-Marie Mulume