La présidente de l’assemblée nationale de la République Démocratique du Congo, Jeannine Mabunda, se rassure d’avoir convaincu ses collègues députés à se dépasser de leurs tendances politiques lors de son élection à la tête de la Chambre basse du Parlement. Interrogée par Radio France internationale (RFI), la députée fait savoir que sa véritable vision est de faire de l’hémicycle la maison du peuple et non le palais du peuple.

Alors que l’opposition avait rejeté le poste lui réservé au bureau de l’assemblée nationale, Mabunda rappelle qu’il y a intérêt que le Congo soit représenté dans toute sa diversité politique.

« La RDC a besoin d’une opposition constructive et démocratique. Tous les congolais se prononcent avec un certain sens de responsabilité car les congolais sont fatigués de la politique politicienne », a-t-elle dit.

Se réservant de tout commentaire de porter jugement sur l’opposition, elle reconnait simplement qu’à l’heure actuelle, l’opposition congolaise a plusieurs visages. Il reviendra alors au camps Fayulu, Eve Bazaiba, Jean Pierre Bemba, Moise Katumbi de dire clairement qui sera le porte-voix de cette opposition.

Abordant la question de l’attente prolongée de la nomination d’un premier ministre, Mabunda souligne que le processus n’est pas si facile que l’on puisse croire. Après un passage civilisé du pouvoir en RDC, dit-elle, « les discussions sont en cours » et pourraient arriver au bout dans les prochains jours.

« …le Congo n’est pas une exception en la matière. Mais, je pense que nous allons aller plus vite que les 580 jours belges », a-t-elle dit, comparant la RDC à d’autres pays de la planète comme la Finlande, l’Autruche, la Belgique qui ont fait beaucoup des jours sans premier ministre.

Selon la Présidente de l’Assemblée nationale, ce n’est pas l’ancien président Joseph Kabila qui bloque le processus comme certains le croient mais plutôt, les pourparlers sont courants entre Kabila et l’actuel Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi ; « ce qui est un grand avancement pour les congolais par rapport à l’histoire politique » du pays.

A. Mosange