Difficile de continuer à maintenir liée leur langue pour beaucoup de temps ! Les membres de la coalition Cap pour le changement (CACH) se sont réveillés contre les déclarations publiques de Martin Fayulu, l’un des candidats à la présidentielle de décembre dernier. En effet, lors de son récent meeting du 28 avril 2019 à la place Sainte Thérèse à Kinshasa, Martin Fayulu a appelé le peuple à persister dans la réclamation de la vérité des urnes, soulignant que le Président de la République, Félix Tshisekedi a vendu le pays.

En réaction, la coalition CACH prévient Martin Fayulu contre tout soulèvement populaire au risque d’user les dispositions constitutionnelles en toute rigueur.

« …nous sommes au Congo en démocratie et jamais un homme comme Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui s’est battu aux côtés de son père des années durant, ne prendra un acte quelconque pour restreindre le champ de la liberté, de mouvement, de manifestation, d’expression […] l’actuel président de la république respectera l’état de droit », rétorque le CACH dans une déclaration publique.

Pour cette plateforme politique, tout celui qui tentera d’enfreindre la loi appellera à l’application de la loi dans toute sa rigueur.

« Quiconque sera pris en train d’enfreindre la loi se verra, bien-sûr, appliquer la loi dans toute sa rigueur » disent-ils ajoutant que même « si le Président de la République n’entend nullement donner ordre aux forces de sécurité pour gazer quiconque comme on l’a vu parfois dans le pays dans un passé récent, il existe des lois et des magistrats au Congo ».

Les discours de l’opposant Fayulu perçus comme des appels au « soulèvement populaire » sont qualifiés de « tentative de renversement du régime constitutionnel » ; ce qui est une infraction punissable par la loi congolaise.

« Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la Nation et l’Etat. Elle est punie conformément à la loi », souligne le CACH qui cite la Constitution congolaise en son article 65, alinéa 2.

Pour eux, cette déclaration n’est « ni un avertissement, ni une menace mais un simple rappel ».

La Rédaction