Devant le peuple congolais et ses partenaires, le Président Congolais, Félix-Antoine Tshisekedi se félicite des résultats du programme d’actions mis sur pied depuis son accession au pouvoir en janvier dernier. En effet, quelques réalisations du programme de 100 jours visibles dans certains secteurs risqueraient de faire croire au Chef de l’Etat et son gouvernement avoir répondu aux attentes du peuple congolais. L’Asbl Justicia, une organisation de promotion et de protection des droits humains et du droit humanitaire basée en République démocratique du Congo, attire l’attention de Félix Tshisekedi sur l’image de la justice congolaise ternie par le régime de Joseph Kabila et plaide pour l’accès à la justice pour les victimes des barbaries de ce régime sortant.

« Comme lors de ses précédentes visites à l’étranger, le Chef de l’Etat en s’adressant aux communautés congolaises de la diaspora, dresse un bilan mi-parcours sur les réalisations en chantier. Tout en saluant les efforts fournis sur la normalisation des relations avec les puissances extérieures, la libération des prisonniers politiques et le retour en homme libre de certains opposants contraints à l’exile par le régime de son prédécesseur, JUSTICIA Asbl encourage le Chef de l’Etat ainsi que tout son gouvernement à persévérer sur cette lancée en redorant l’image ternie de la justice congolaise, en facilitant l’accès à la justice aux nombreuses victimes des violations graves perpétrées pendant le régime du Président Honoraire Joseph KABILA comme l’assassinat Franck NGIKE, de Floribert CHEBEYA et Fidèle BAZANA, KAPANGALA, Rossy MUKENDI, Luc NKULULA,… », publie Justicia dans un communiqué du 20 septembre 2019, consulté par Kivuavenir.com.

Cette organisation de défense de droit humain évoque également les crimes contre l’humanité commis sous le même régime du président Joseph Kabila dont massacres, arrestations et condamnations des acteurs politiques et de la société civile.

« …les nombreuses fosses communes de Maluku et d’ailleurs, les massacres de Kasika et de Makobola, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le triangle de la mort de l’ex-Katanga par Gédéon KYUNGU MUTANGA, les crimes commis dans le cadre de conflit Kamwena nsapu, les crimes commis à l’Est de la République sans oublier les différentes répressions, arrestations arbitraires et condamnations farfelues intervenues contre les acteurs politiques et ceux de la société civile qui s’étaient opposés à la révision de la constitution ou à la tentative du 3ième mandat de l’ancien chef de l’Etat », insiste-t-elle.

Justicia Asbl interpelle les dirigeants congolais sur la cessation des poursuites contre certains acteurs congolais motivées par des raisons politiques.

« C’est ici le lieu de plaider pour la cessation des poursuites politiquement motivées contre les acteurs politiques comme Mike MUKEBAYI ainsi que la confiscation du passeport biométrique dont est victime Salomon IDI KALONDA, Conseiller spécial de l’opposant Moise KATUMBI CHAPWE. JUSTICIA Asbl rappelle que plusieurs autres personnes, adeptes du prophète MUKUNGUBILA croupissent encore dans les prisons de MAKALA et de KASAPA de suite d’une procédure qui a duré plusieurs années devant les tribunaux militaires », poursuit l’organisation.

Alors que la mise en place au sein du gouvernement se poursuit, Justicia emboite les pas de l’organisation américaine Human Rights Watch, pour demander la mise à l’écart des officiers militaires et de renseignements ayant joué un rôle considérable dans la perpétration des violations des droits de l’homme et ayant fait l’objet des sanctions par le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Union Européenne ainsi que les Etats Unis d’Amérique.

La Rédaction.