L’amélioration de la situation sociale du peuple congolais demeure une pierre d’achoppement au sein de la classe politique de la RDCongo. Six mois après la prise du pouvoir du Président Félix Tshisekedi, certains acteurs politiques estiment que les signes attestant le progrès vers l’amélioration des conditions de vie des populations sont loin d’être perçus. En conséquences, l’opposition doit rester soudée et travailler pour amener à ses aspirations.

Dans une interview avec la rédaction de Kivuavenir.com, le président fédéral de l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC) du Sud-Kivu, un parti politique de l’opposition, dénonce le maintien du pays en otage par le FCC de Joseph Kabila.

« Maintenant six mois après la décision de la Cour constitutionnelle, pas de gouvernement, le peuple continue à souffrir, l’insécurité, la maladie Ebola, pas de route,… le FCC maintient le pays dans son système tyrannique de corruption, favoritisme, géopolitique… Tout le pouvoir reste entre ses mains : Gouvernement, Assemblée Nationale, Sénat, toutes provinces, l’armée… », regrette Christopher Bisimwa.

Ce cadre de la coalition Lamuka salue la détermination des leaders de la coalition à lutter jusqu’au bout, jusqu’à sauver le pays de l’imposture.

« Par-dessus tout, les leaders de Lamuka doivent mobiliser le peuple congolais pour l’amener à rester vigilant, la Nation est en péril, le peuple doit se réveiller, et c’est ça ce que veut dire Lamuka, pour barrer la route à l’imposture, à toute tentative de changement de la constitution par le FCC qui est majoritairement représenté, par la fraude aux Assemblées », souligne-t-il.

L’opposant invite les nouveaux dirigeants de la plateforme Lamuka à mettre sur pied un plan d’actions pouvant mener le peuple à exiger le rétablissement dans les conditions de vie équitables.

« Les leaders de Lamuka doivent réaffirmer leur unité dans la diversité, dire comment devra être gérée la coalition à tous les niveaux : national, provincial, local et même à la diaspora. […] ils doivent sortir un calendrier des actions à mener soit conjointement ou séparément selon les zones d’influence pour amener le peuple à exiger et réclamer les bonnes conditions de vie, la distribution équitable des richesses du pays… », insiste Christopher Bisimwa.

D’après Christopher Bisimwa, « il ne faut pas oublier que c’est la coalition Lamuka qui a gagné les présidentielles de décembre 2018 bien que Cour constitutionnelle en ait jugé autrement ». Seuls les leaders de cette plateforme de l’opposition peuvent redonner espoir au peuple congolais.

Kivuavenir.com