L’avenir du patrimoine culturel africain inquiète plus d’un observateur. Représenté en grande partie en dehors des frontières africaines, il est constitué de milliers d’objets, souvent acquis de manière douteuse par les institutions muséales occidentales. Depuis la période coloniale, la R.D Congo a été privée de tout un pan de sa culture qui réclame aujourd’hui son dû. Une réflexion placé au centre d’un débat scientifique des jeunes, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la culture africaine, samedi 26 janvier, organisée par la Synergie des Organisations Caritatives et Humanitaires-DRC (SOCH-DRC) à Bukavu dans l’Est de la RDC.

Au cours de cet échange scientifique, les participants ont réfléchi sur des objets culturels de tout genre tirés de la RDCongo, de manière légale ou non, qui entraînent leur désincarnation ainsi déporté vers son pays métropole (La Belgique).

Bulambo Mulonda, l’un des participants à ce colloque et chercheur en questions culturelles, pense que l’heure de la restitution des objets patrimoniaux de la RDC conservés en en Belgique a sonné.

« La question de restitution m’intéresse. Il est important de savoir qu’une part importante du patrimoine Congolais est conservée et dispersée en Belgique. Nous demandons le retour de ces objets qui ont été volés, pillés, qui sont sortis de notre pays de manière illégale afin de donner une bonne image à la culture Congolaise mais aussi bénéficier de l’indemnisation de la Belgique pour avoir gardé abusivement toutes nos valeurs culturelles », a-t-il indiqué.

Selon le chercheur Bulambo, la lutte contre le pillage et le trafic illicite des biens culturels revient à la responsabilité de tous les Congolais.

Et pour des générations futures, selon les conférenciers, il est bien important de comprendre que, pour la République Démocratique du Congo, l’enjeu n’est pas de récupérer tous les objets dispersés dans les musées de son pays métropole, ni de vider les réserves de ces musées. L’enjeu est tout simplement d’avoir accès aux objets culturels et les rétrocéder au pays.

Plusieurs jeunes venus de différentes organisations ont participé à ce débat scientifique organisé dans les enceintes du centre Anunciata de l’archidiocèse de Bukavu sous le thème « la culture africaine, pilier de la paix et du développement ».

Elie Bigaba