Les acteurs environnementaux clament haut l’absence d’une bonne politique de gestion de la biodiversité dans la province du Sud-Kivu. Dans un atelier en cours à l’hôtel Mont Kahuzi dans la ville de Bukavu, les organisations de la société civile, les étudiants, les chercheurs et les partenaires de la société civile environnementale plaide pour la redynamisation d’un cadre de collaboration entre les parties prenantes pour atteindre un développement durable.

« Pour atteindre les objectifs du développement durable dans notre province du Sud-Kivu, il faut nécessairement redynamiser le cadre de collaboration, puisqu’il existait déjà, entre les acteurs environnementaux, le gouvernement et les partenaires. C’est l’un des objectifs de cet atelier d’échanges entre les ONG et les scientifiques et praticiens engagés dans la conservation de la biodiversité », a souligné Josué Aruna, coordonnateur de la société civile environnementale et agro rurale dans la province du Sud-Kivu.

Le Sud-Kivu ne pourrait atteindre le top de son développement sans la bonne gestion de la biodiversité au regard de son importance.

« Il n’y a pas de développement durable sans la bonne conservation des écosystèmes et la bonne gestion des ressources naturelles. Dire que la province peut atteindre le top de son développement en oubliant la conservation de la biodiversité qui fait partie intégrante de l’interaction entre les écosystèmes et sa nature dont nous avons les services environnementaux ou écosystémiques, ce sera mentir », a-t-il expliqué.

Au regard des défis qui rongent ce secteur, par exemple la présence des multinationaux qui exploitent illicitement les minerais et autres ressources dans le Sud-Kivu, Aruna renseigne que son organisation ne croisera jamais les bras jusqu’à trouver une solution durable sur cette destruction méchante des écosystèmes.

« La Société civile n’a jamais été silencieuse face à l’exploitation irrationnelle des ressources naturelles dans notre province. (…) La fois passée, nous avions crié tout haut pendant que d’autres avait peur de le dire. […] Nous avons l’instrument juridique congolais mais aussi des conventions internationales auxquelles les nations du monde sont liées. Nous avons, pour le cas de la RNI (Réserve naturelle d’Itombwe, Ndlr), lancé une pétition au niveau internationale et nous espérons aboutir au résultat puisque, déjà, nous en sommes à plus de 130 mille signatures récoltées », a-t-il ajouté.

Notons que cet atelier qui s’étend sur deux jours, du 04 au 05 décembre, regroupe plus de 45 participants issus de différentes Universités de Bukavu et ONG intervenant dans la conservation de la biodiversité dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Jean-Marie M