« Salut du Sud-Kivu passe obligatoirement par un bureau fort et dynamique au perchoir de l’Assemblée provinciale », interpelle la Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI) dans une dépêche.

Pour cette structure citoyenne, à l’heure où se prépare la mise en place de nouvelles institutions en Province, avec l’élection d’un nouveau Gouverneur et son Vice ainsi que l’élection des 4 sénateurs, l’attention de l’opinion est tournée vers le gouvernorat et le sénat. L’élection des membres du bureau de l’Assemblée provinciale, premier organe en Province, semble être le cadet des soucis et préoccupations des citoyens.

Face à un tel désintérêt, cette structure de la société civile redoute le risque de retrouver des personnes moins habiles au perchoir de l’organe délibérant. Et pourtant, l’avenir et le décollage de la Province du Sud-Kivu dépendent aussi en grande partie non seulement de la qualité des députés provinciaux, mais aussi et surtout de la composition du bureau de l’Assemblée provinciale qui doit avoir à sa tête un Président dynamique, compétent capable de tenir tête aux donneurs d’injonctions de Kinshasa et en mesure de défendre valablement les intérêts et problèmes de la Province et non un Président lécheur des bottes de l’autorité provinciale.

La NDSCI souligne que l’incompétence des anciens responsables du bureau de l’Assemblée provinciale est à la base du sous-développement du Sud-Kivu.

« Si la Province a eu du mal à décoller durant les législatures précédentes, c’est notamment à cause de la faiblesse de l’organe délibérant qui avait à sa tête un Président totalement incapable et incompétent et des membres du bureau esclaves du lucre facile », lit-on dans cette dépêche.

La NDSCI interpelle donc les députés provinciaux à prendre cette question au sérieux en se dotant d’un bureau fort et compétent avec à sa tête un(e)jeune député dynamique et apte à assumer valablement cette responsabilité. Sans cela, il ne faut rien espérer. Même avec un ange venu du ciel comme Gouverneur, sans une assemblée forte et un bureau dynamique, ça sera le statut quo et les citoyens n’auront que leurs yeux pour pleurer encore une fois.

Pour rappel, la NDSCI vient de lancer une campagne dénommée « CongoNiYetuWote » visant à remettre le peuple dans ses droits de bénéficier des ressources de leur pays.

Jean-Marie M.