Les défenseurs judiciaires et des droits humains dénoncent pour la nième fois des cas d’arrestations arbitraires contre leurs collègues. Le cas le plus récent est celui de l’arrestation illégale de Maître Didier Bahati en plein exercice de ses fonctions professionnelles qui est maintenu au cachot du Parquet général de Bukavu depuis samedi 02 février 2019.

Ce lundi 04 février, le Corps des défenseurs judiciaires de Bukavu a manifesté pour exiger la libération pure et simple de leur collègue arrêté sans motif valable.

Me Didier Bahati par nous, sollicite sa liberté sans condition pour autant qu’il n’a commis aucun acte criminel et surtout qu’il était en plein exercice de ses fonctions du suivi de la plainte du client au Parquet Général de la province. (…) L’article 18 de la constitution de la République dispose : (Toute personne arrêtée doit être immédiatement informée des motifs de son arrestation et de toute accusation portée contre elle et ce, dans la langue qu’elle comprend)”, a dit Maître Elvis Kisale, membre de la corporation.

Alors que la victime attendait une réponse relative à l’évaluation d’un dossier qu’il accompagne, il s’est vu brutalisé de sortir du bureau du secrétariat et c’est là que deux hommes en uniforme le conduirent au cachot.

Ce lundi, le Corps des Défenseurs judiciaires de Bukavu, a séché le travail pour solidariser avec Me Didier Bahati. Cette organisation annonce plusieurs actions citoyenne pouvant mener aux respects des droits et libertés publiques garantis aux citoyens congolais.

Signalons que d’autres cas de la violation de la loi contre les DDH ont été enregistrés au Parquet Général de Bukavu, dont une garde à vue de Me Wembi Wiscadin en janvier dernier pendant un jour au cachot; après celui de Me Raymond Balibuno arrêté par le Parquet Général pour avoir été de passage dans le couloir du palais de justice à l’arrivée du Procureur Général en décembre.

Elie Bigaba