Plus de mille huit cents (1800) personnes ont été capturées par l’armée congolaise dans les hauts plateaux du territoire de Kalehe en province du Sud-Kivu.

Tel qu’annoncé en début de mois de Décembre par les forces armées de la RDC, ces personnes, parmi lesquelles se trouvent des femmes et des enfants, sont dites avoir appartenu au groupe des combattants du CNRD. L’on peut néanmoins en dénombrer certains venant de leurs familles respectives.

Selon le rapport sur le droit humanitaire publié récemment par le Comité International de la Croix-Rouge, (CICR) des personnes vulnérables dont les enfants délaissés, les femmes enceintes et les personnes handicapées, figurent parmi les individus capturés par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, et vivent dans de conditions humanitaires déplorables. L’on signale déjà au moins dix-sept personnes déjà décédées parmi lesquelles neuf sont des enfants.

Dans l’incapacité de rester indifférent face à cette situation, le CICR n’a pas tardé de dépêcher une aide urgente pour essayer d’alléger le sort de ces personnes exposées aux dangers de divers genres.

Intervenant dans l’urgence, ce mouvement humanitaire a pu transférer dix enfants malades et deux blessés à l’hôpital général de Bukavu. Il a également procédé à la distribution de plus de 500 kilogrammes de médicaments et des kits sanitaires à l’hôpital du camp de Nyamunyunyi pour le bien des personnes y vivant dans des conditions humanitaires dégradantes.

Plus de trois cents autres personnes ayant bénéficié d’un transfère dans d’autres structures, plus d’un millier d’individus vivent encore dans ces conditions moins humaines dans ce camp militaire. Le CICR appelle les autorités compétentes à reprendre leurs responsabilités en mains et intervenir dans le cadre d’aide à ces personnes, ce, conformément à la loi humanitaire internationale portant sur le droit à la liberté.

 

Issa Félix, dépuis Goma.